Qui n’a jamais eu de problèmes sexuels ? Personne !  L’instinct animal d’un côté, et de l'autre les règles de bienséance de la société. Notre instinct nous pousse à venir renifler toute personne rencontrée, spécialement si elle est du sexe opposé, et les bonnes manières nous disent de ne pas le faire, surtout quand elle est du sexe opposé. Si vous n'avez aucun problème malgré cette confusion c'est sûrement que votre instinct est en veilleuse !


L'amour est une chose délicieuse, mais pas toujours facile. Il y a quelques millions d'années ça se passait plus simplement. On ne connaissait que la loi de l'instinct, et durant la saison d'accouplement les mâles et femelles se faisait la cour et couchaient ensemble. Les femelles jouaient à être poursuivies par les mâles pendant plusieurs jours, lesquels se battaient souvent pour les avoir, et couchaient avec le premier qui avait réussi à les attraper. Le gagnant les montait aussi longtemps qu'il pouvait, et quand il n'en pouvait plus elles continuaient avec les suivants, et ceci pendant les quelques jours pendant lesquels elles étaient fertiles. De cette façon, la nature assurait pour chaque femelle un maximum de chance d'être engrossée par un mâle en bonne santé. En même temps, le gaspillage d'énergie en copulations était limité aux périodes de fertilité. Ce mode de sélection des partenaires permettait aussi la formation des couples, le premier mâle copulant avec une femelle conservant habituellement une relation privilégiée avec elle et ses enfants, qui pouvaient être ceux des mâles qui avaient succédé au premier. Comme toutes les femelles étaient en chaleur plus ou moins à la même période, le mâle trouvait aussi son bonheur dans ce système qui lui permettait d'aller chercher du plaisir un peu partout pendant cette période. En fait, la jalousie n'existait que dans la lutte pour être le premier à baiser une femelle, mais dès que c'était fait le mâle ne se préoccupait plus de ce qu'elle faisait.

Cette forme de sexualité a été la nôtre pendant quelques centaines de milliers d'années, et on ne sait pas vraiment quand les choses ont commencé à changer. Les sociétés primitives ont certainement suivi leur instinct pour la nourriture et le sexe, et la notion de fertilité a été la base de la plupart des rituels. Manger et faire l'amour était le premier moyen de relation avec les forces spirituelles de la nature et la première divinité a été la Grande Mère qui donne la vie et nourrit ses enfants. La liberté sexuelle complète a été une constante de société de toutes les cultures préhistoriques, le seul critère déterminant les comportements étant leur impact sur la survie et l'héritage génétique du groupe. Ainsi, tout étranger était invité à coucher avec les femmes en période fertile pour assurer un apport de "sang neuf" à la communauté. Cette coutume a longtemps survécu, et on sait par Hérodote que dans les cités du moyen orient toute jeune femme non mariée devait coucher avec l'étranger accueilli dans un foyer. La disparition de cette coutume est même extrêmement récente chez les Esquimaux, et certains missionnaires du XIXème siècle ont payé de leur vie leur refus de copuler avec les femmes qu'on leur proposait.

 
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