On trouve sur le site du Figaro la synthèse du Politoscope de fin novembre. Outre la mesure détaillée du niveau de perception des multiples qualités de notre président (dynamique, sincère, courageux, à l'écoute... j'en passe et des meilleures), le sondage s'arrête sur les événements de Villiers-le-Bel avec cette  question : "Quelles sont selon-vous les raisons principales des incidents qui se produisent régulièrement en banlieue ?". Le point marquant me semble être dans les divergences de réponses entre les électeurs de M. Sarkozy et ceux de Mme Royal. Pour 68 % des premiers, l'insuffisance des poursuites judiciaires contre les délinquants est une cause majeure, avis partagé par seulement 36 % des électeurs de Mme Royal. A l'inverse, ces derniers pensent à 71 % que le chômage, la précarité et le manque de perspectives d'avenir sont principalement responsables des troubles alors que seuls 39 % des électeurs de M. Sarkozy partagent ce point de vue. J'ai trouvé qu'il y avait là comme un saisissant raccourci des idées de droite et de gauche. D'un côté le dogme de la responsabilité individuelle, avec la logique de sanction qui en est la conséquence. De l'autre la doctrine du déterminisme social et du rôle correcteur de l'état. Comme si plus que jamais la France se trouvait coupée en deux pour aborder les questions fondamentales du  modèle de société et de son évolution. Au-delà de mes convictions personnelles, il me semble que le discours comme les décisions de notre président (peut-on encore les attribuer à son gouvernement ?) participent largement à une radicalisation des idées qui ne présage rien de bon. A défaut d'une gauche libérale capable de porter avec crédibilité un projet de société plus solidaire, on ne s'étonnera pas de voir le même sondage faire de M. Besancenot le n°1 de l'opposition !


  
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