En passant devant le marchand de journaux j'ai croisé madame Dati et son sourire radieux en couverture de Paris Match. Je me suis demandé si pour les fêtes de fin d'année elle allait retrouver sa famille et son frère Jamal, à la maison ou au parloir, et ce qu'ils pourraient se dire. Jamal qui confiait : «J’ai eu l’impression que mon père avait perdu l’espoir avec moi [...] qu’il ne me trouvait pas capable. J’en pleurais». Sa sœur Rachida, elle, était incontestablement la plus capable et elle était donc la préférée du père. J'ai lu quelque part qu'elle est aussi très populaire chez les Français, et je me suis demandé pourquoi. Personnellement, madame Dati m'est aussi antipathique que l'était monsieur Tapie. Il me semble qu'ils ont en commun ce frénétique désir de reconnaissance par le pouvoir et l'argent que l'on trouve parfois chez ceux qui n'ont pas accepté leurs origines modestes. Et aussi ce besoin d'exposition médiatique qui est leur faiblesse narcissique et la marque d’un ego surdimensionné. Mais de nombreux Français doivent avoir le jugement brouillé par TF1 et Paris Match, et ils admirent Rachida Dati comme ils avaient admiré Bernard Tapie. J'ai retrouvé une citation de Cécilia Sarkozy qui résume ce sentiment à propos de Rachida Dati : «Elle est de la race des seigneurs. Elle ne se plante jamais, et en plus elle est belle». Peut-être... mais que pourrait-elle bien apporter aux autres ?  Une autre petite phrase de Jamal, infiniment douloureuse, m'est revenue : «A l'écran, elle sourit tout le temps. A la maison jamais».


 
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